09/12/2012

Les maladies du bébé : la Rhinopharyngite

Je commence aujourd'hui une série que j'intitulerai "Les maladies du bébé" où je tacherai de partager tous les trucs et astuces que j'ai utilisé pour soigner ma fille de cette maladie (incluant les avis médicaux d'un pédiatre professionnel, voire plusieurs médecins, je vous rassure :-)

La première à laquelle j'ai décidé de m'attaquer c'est à la Rhinopharyngite, ou plus communément, cette maladie qu'on appelle le rhume. Chez un bébé, et notamment les tout petits, cette maladie a tendance à débuter en octobre, et à se finir en... avril ! Bon, j'exagère un peu, mais à peine, notamment pour les enfants en crèche

Bien entendu, n'allez pas croire que ce sera le même rhume qu'il aura tout l'hiver :-) Il en aura juste plein de différents qui s’enchaîneront  Car il faut savoir que la Rhinopharyngite est dans 90% d'origine virale, et donc que le seul véritable moyen de la soigner, c'est d'attendre que l'enfant produise ses propres anticorps. Ainsi, si il rencontre à nouveau cette souche virale, il ne l'attrapera pas car son corps connaîtra déjà cette maladie. C'est le principe qu'on vous rabâche tout le temps quand vous êtes parent : faire ses défenses immunitaires.

Attirail pour soigner le rhume de bébé

Mais passons au concret : comment essayer de s'en débarrasser ? Tout d'abord, commençons par le commencement : sauf si votre enfant est un surdoué (et dans ce cas faites vite une vidéo je vous garantie qu'elle sera virale sous une heure ! :-), ce dernier ne sait pas se moucher. Il faut donc le faire vous même, chaque pédiatre y allant de son conseil, chaque parent trouvant, au fil du temps, son rythme et son mode de fonctionnement en fonction de son enfant. Voici donc un détail des méthodes que j'ai recueilli (et testé !) au fur et à mesure des nombreuses Rhinopharyngites de ma fille :
- La méthode classique : la tête de l'enfant sur le coté, une dosette de sérum physiologique dans la narine supérieure, bébé expulse, et on recommence de l'autre coté.
- La méthode spray : un spray classique type Rhinoprel ou physiomer, une injection dans les narines de l'enfant en position assise ou debout, et on laisse couler au fil des heures.
- La méthode ORL : une seringue (sans l'aiguille !) remplie de sérum physio, bébé tête incliné sur le coté, seringue à l'horizontal, on injecte en puissance, il expulse, et on recommence (violente la méthode).

Si vous souhaitez un bon tuto en vidéo, c'est par ici !

Après, cela peut ne pas suffire. On peut donc ajouter un spray nasal, mais qui va contenir un peu plus que de l'eau ou de l'eau salé. Les 2 les plus prescrits par les pédiatres (pour moi) sont le Pivalone et le Rhinotrophyl. Mais il en existe plein d'autre. Le 1er contient de la cortisone tandis que le second contient du souffre. Les 2 ont parfois eu tendance à faire un petit peu saigner du nez ma puce. En grandissant, j'ai abandonné (pour le moment) les 2, m'en tenant aux lavages de nez.

Encore une fois, malgré cela, le nez de votre enfant peut rester encombré, surtout quand il est petit et donc souvent en position assise ou allongée. Reste alors à envisager l'aspiration. Via un mouche bébé classique (je vous déconseille celui de bébé confort, c'est juste de la camelote, et encore, je suis poli), vous aspirez vous-même les écoulements nasaux de votre bébé. Malgré le coton, c'est souvent un coup à en avaler une partie (bon appétit si vous êtes à table) et à tomber, à votre tour, malade.

Après, pour ceux qui voudraient tenter, il y a la méthode (sérieuse) polonaise, ci-dessous. Et avant de vous mettre à crier, sachez que dans le pays, la plupart des pédiatres recommandent ce mouchage. Il est sécure pour vous, l'aspiration se fait dans un sens donc aucun risque de lui envoyer des bactéries (pensez quand même à bien le nettoyer après, mais cela va de soi, hein :-) et c'est beaucoup plus puissant que votre souffle (sauf si vous êtes comme le grand méchant loup des 3 petits cochons, mais je m'égare). 


On vient de voir ici toute la panoplie dite "classique" pour aider bébé à guérir de son rhume. On y ajoutera quelques détails secondaires, comme surélever un peu le matelas (j'ai bien dit un peu !) pour que la tête soit plus inclinée et lui permettre de mieux respirer. Niveau température, les pédiatres rappellent que 19° est idéal pour la chambre d'un bébé, et que le taux d'humidité doit être situé entre 40 et 60 %. L'achat d'un humidificateur dont on prendra soin de changer l'eau régulièrement peut ainsi s'avérer utile. Sinon, à l'ancienne : linge mouillé, bol d'eau.... Mais ça reste moins efficace pour éviter la surinfection.

Passons à présent aux remèdes moins fréquents. J'en dénombrerais 2, plus ou moins liés en fait. 

Tout d'abord, l'homéopathie. Vous pouvez tenter le traitement suivant (en plus de tout le reste) :
Mercurius Solubilis 15CH : 10 granules par jour pendant 5 jours
Hydrastis Canadensis 7CH : 5 granules 2 fois par jour pendant 5 jours

Mercurius solubilis 15CH

Après, ces traitements homéopathiques s'affinent selon le dosage, le poids de l'enfant, son passif... Il peut donc être judicieux, même si il n'y a aucun danger pour l'enfant, de voir un médecin homéopathe qui affinera le traitement.

J'ai également tenté un truc d'homéopathe assez rare et déroutant au début : l'instillation de granions d'argent dans le nez de bébé. Cela est très surprenant au début, car normalement c'est quelque chose qui s'absorbe, et ne se mets donc pas dans les narines. Ensuite, car il y a une grande quantité dans chaque ampoule, et que du coup, bébé en prends beaucoup et a du mal à gérer. Et enfin, c'est très salissant, donc attention en l'injectant ! Par contre, à ce jour, c'est vraiment, pour le coup, le truc qui a été le plus efficace : une ampoule à stoppé les écoulements pendant plus de 15h !

Mercurius solubilis 15CH

Voilà, j'ai fait à peu près le tour de tout ce que l'on peut faire face à la Rhinopharyngite du bébé. Il ne me reste donc que la partie prévention, pour laquelle je vous renvoie à mon article sur l'homéopathie (administration d'un traitement de fond), ou alors l'achat d'une boite de Solacy (vitamines au souffre), assez efficace également pour retarder l'apparition des premiers rhumes. A prendre donc dès septembre.

Et vous, quels sont vos trucs ?  Des idées, des compléments, sur ce que je pourrais ne pas avoir encore expérimenté ?

05/12/2012

Et toi, ça va ?

Je ne sais pas vous, mais c'est le genre de phrase que j'entends tous les jours. Que je prononce tous les jours. Au gré de mes déplacements dans les couloirs, à la cantine, en prenant l'ascenseur...

Car travailler sur un site avec près de 6 000 personnes, ça fait du monde à croiser. Certains avec qui sympathiser. Certains à détester. Et puis, il y a ceux que tu croisent, et qui te sont sympathiques, mais avec qui tu ne vas pas plus discuter que cela. Parce que tu n'as pas le temps. Pas les mêmes intérêts apparemment. Donc, tu souris, tu dis ton "ça va ?", l'autre te réponds "ça va", et puis tu continues ton chemin.

Absence...

Le problème vois-tu, c'est que parfois, ça ne va pas forcément. Et que tout le monde te réponds par politesse. Que personne n'ose te dire "non, ça ne va pas, parce que...". Ils pensent que tu es juste poli, et que tu n'as pas vraiment le temps de t'intéresser à eux. Alors ils continuent leur chemin, avec leurs soucis, parfois seul(e)s, très seul(e)s, trop seul(e)s....

C'était le cas de ma collègue. Je l'aimais bien, je la croisais souvent. Une personne compétente, gentille dévouée, avec qui j'avais pourtant eu quelques échanges, mais pas assez je pense pour qu'un jour elle ose me dire (nous dire) "ça va pas trop en fait".

Bref, un midi, M. ne s'est pas sentie trop bien. Elle était pudique, alors elle a fermé la porte. Et tout le monde a cru qu'elle n'était plus là. Mais en fait, elle était toujours là. Personne n'a ouvert la porte, personne ne s'est dit "Tiens, allons prendre des nouvelles de M." Et quand on l'a retrouvée M., il était trop tard.

Alors, où que tu sois M., j'espère que maintenant, ça va.

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